La Kity 652 est une machine simple, utile et très dépendante de son état
- Type de machine : elle est généralement conçue pour le mortaisage à la mèche, avec un mandrin de 10 mm sur les anciennes versions.
- Équipement important : chariot, presseurs, butées de profondeur et butées longitudinales doivent être présents et fonctionnels.
- Achat d’occasion : une machine seule se trouve souvent entre 30 et 100 €, tandis qu’un ensemble complet peut coûter davantage.
- Point de vigilance : beaucoup d’exemplaires sont vendus sans moteur, sans courroie ou avec des accessoires manquants.
- Usage idéal : petites séries, restauration de meubles et assemblages traditionnels dans un atelier amateur.
Comprendre ce qu’est réellement la Kity 652
La Kity 652 est une mortaiseuse à chariot issue de l’ancienne gamme de machines à bois Kity. Elle se fixe généralement sur une table ou un bâti adapté, puis utilise un mouvement de translation pour présenter la pièce devant l’outil. Son intérêt vient de sa simplicité et de sa compatibilité avec l’écosystème Kity de l’époque.
Une confusion revient souvent dans les annonces. Cette machine est parfois présentée comme une mortaiseuse à bédane, alors que les exemplaires documentés fonctionnent plutôt avec une mèche montée dans un mandrin de 10 mm. Une véritable mortaiseuse à bédane carré utilise un ciseau creux autour d’un foret et produit directement une mortaise rectangulaire. La Kity 652 réalise généralement une mortaise par enlèvement de matière à la mèche, avec des extrémités arrondies qu’il faut éventuellement reprendre au ciseau.
Cette différence n’est pas simplement sémantique. Pour fabriquer quelques tenons et mortaises dans du chêne ou du hêtre, la machine peut être très pratique. En revanche, si je dois produire rapidement une série de mortaises parfaitement carrées, je préfère une machine à bédane dédiée ou une solution moderne mieux adaptée.
Les pièces qui font la différence entre une bonne et une mauvaise machine
Sur une Kity 652, l’état général compte davantage que l’aspect de la peinture. Une machine propre mais pleine de jeu donnera de mauvais résultats, tandis qu’un exemplaire poussiéreux peut redevenir précis après un nettoyage, un réglage et le remplacement de quelques consommables.
| Élément | Rôle | Contrôle à effectuer |
|---|---|---|
| Mandrin | Maintenir la mèche | Vérifier le serrage, le faux-rond et l’absence de mors bloqués |
| Chariot | Déplacer la pièce avec précision | Rechercher les points durs, le jeu latéral et les glissières marquées |
| Presseurs | Maintenir le bois pendant l’usinage | Contrôler leur présence, leur filetage et leur pression |
| Butées | Limiter la longueur et la profondeur de la mortaise | Vérifier qu’elles se bloquent sans glisser |
| Transmission | Relier le moteur à la broche | Examiner la courroie, les poulies et la protection |
Les butées de longueur sont particulièrement utiles pour répéter plusieurs mortaises identiques. Sans elles, chaque pièce doit être repositionnée à l’œil, ce qui augmente rapidement les écarts dans un assemblage de porte ou de meuble.
Je porte aussi une attention particulière aux glissières. Un léger réglage peut supprimer du jeu, mais une glissière fortement usée ou déformée demandera une réparation plus sérieuse. Faites avancer le chariot sur toute sa course, sans outil monté, et observez si l’effort reste régulier.
Acheter une Kity 652 d’occasion sans mauvaise surprise
Les annonces françaises montrent une forte dispersion des prix. Une machine incomplète ou vendue pour pièces peut apparaître autour de 30 à 60 €. Un exemplaire fonctionnel avec chariot et accessoires se situe plus souvent entre 70 et 150 €, tandis qu’un ensemble très complet, avec moteur ou intégré à plusieurs machines Kity, peut dépasser cette fourchette.
Ces montants ne constituent pas une cote officielle. Ils dépendent de la région, de la présence du moteur, de l’état du mandrin et surtout des accessoires. Une Kity 652 proposée à 100 € avec ses presseurs, ses butées et une transmission prête à fonctionner peut être plus intéressante qu’une machine affichée à 40 € à laquelle il faudra ajouter plusieurs pièces difficiles à retrouver.
La liste de contrôle avant le déplacement
- Demander une photo nette du mandrin et de la broche.
- Vérifier si le moteur, la courroie et les poulies sont inclus.
- Confirmer la présence du chariot, des presseurs et des butées.
- Demander si le chariot se déplace sans point dur.
- Rechercher les fissures dans la fonte ou les déformations de la table.
- Demander une courte vidéo de fonctionnement si la machine est annoncée comme opérationnelle.
Une annonce qui indique simplement « complète » ne suffit pas. Je demande toujours ce que le vendeur entend par là, car certains considèrent la machine complète alors que le moteur, la table ou les dispositifs de maintien ont disparu depuis longtemps.
Installer et utiliser la machine avec précision
La fixation est le premier vrai réglage. La mortaiseuse doit être montée sur un support rigide, stable et parfaitement serré, car les efforts sont à la fois verticaux et latéraux. Une table trop légère provoque des vibrations et rend le déplacement du chariot désagréable.
Lire aussi : Comment couper un plan de travail - Guide complet
Une méthode simple pour le premier réglage
- Nettoyer la table, les glissières et les surfaces de fixation.
- Fixer la machine et contrôler qu’elle ne bouge pas sous l’effort.
- Monter une mèche adaptée au bois et vérifier son serrage.
- Régler la hauteur de travail et positionner le guide.
- Définir la profondeur avec la butée prévue à cet effet.
- Faire un essai dans une chute du même matériau que la pièce finale.
Pour une mortaise longue, je commence par plusieurs plongées rapprochées plutôt que de forcer l’outil sur toute la longueur. Cette méthode réduit la charge sur la mèche et limite les arrachements. Une mèche bien affûtée fait souvent davantage de différence qu’une vitesse d’avance élevée.
Le bois doit être correctement maintenu par les presseurs. Il ne faut jamais tenir la pièce à la main près de l’outil, même pour une petite correction. Je débranche systématiquement la machine avant de changer la mèche, de régler la transmission ou de retirer des copeaux coincés.
Avec une machine à mèche, les extrémités de la mortaise restent généralement arrondies. Pour obtenir un assemblage à angles droits, il faut soit accepter ce profil en adaptant le tenon, soit reprendre les angles au bédane après usinage. C’est une étape courte sur une pièce unique, mais elle devient fastidieuse pour une production répétitive.
La Kity 652 face aux solutions plus modernes
La bonne question n’est pas de savoir si cette ancienne machine est encore capable de mortaiser. Elle l’est. Il faut plutôt déterminer si son fonctionnement correspond au type de travaux réalisés dans l’atelier.
| Solution | Avantages | Limites | Usage pertinent |
|---|---|---|---|
| Kity 652 | Prix raisonnable, construction simple, bonne réparabilité | Accessoires parfois rares, mortaises souvent arrondies, réglages à reprendre | Restauration et menuiserie amateur |
| Mortaiseuse à bédane carré | Mortaise rectangulaire en une opération, travail répétitif efficace | Plus encombrante et souvent plus chère | Portes, fenêtres et séries de montants |
| Défonceuse avec gabarit | Polyvalence et nombreuses possibilités de réglage | Bruit, poussière, maintien du gabarit et retouches possibles | Travaux variés et petites séries |
Pour un atelier qui possède déjà des machines Kity et qui travaille de manière occasionnelle, la 652 peut être un achat cohérent. Elle devient moins intéressante si elle nécessite une table, un moteur, une courroie, un mandrin et plusieurs pièces de réglage avant même le premier essai.
Je déconseille les transformations improvisées, notamment le remplacement de la broche par un outil qui n’a pas été prévu pour cette structure. Une adaptation peut sembler astucieuse, mais elle modifie l’équilibre, la fixation et la sécurité de l’ensemble. Dans le doute, mieux vaut conserver la machine dans sa configuration d’origine.
Le bon verdict pour un atelier qui veut la remettre en service
La Kity 652 reste une mortaiseuse intéressante pour les travaux ponctuels, surtout lorsqu’elle est vendue avec son chariot, ses presseurs, ses butées et une transmission complète. Son principal défaut n’est pas son âge, mais l’incertitude qui accompagne les exemplaires incomplets ou fortement usés.
Avant l’achat, je conseille de photographier chaque pièce, de mesurer le diamètre accepté par le mandrin, de vérifier le jeu du chariot et de chiffrer les accessoires manquants. Si le total reste raisonnable et que la machine correspond à vos assemblages, elle peut retrouver une vraie place dans l’atelier. Si vous recherchez des mortaises carrées en série et sans retouche, une mortaiseuse à bédane moderne sera un choix plus logique.